
Belge de passeport, italo-russo-polonais de sang, dublinois d’adoption, photographe à mes heures…
Il est de bon ton sur Internet de se présenter à la 3ème personne, l’idée même de parler de moi m’indispose.
Après avoir trainé mon sac à dos sur les routes du monde et avant de sans doute remettre les voiles me voilà de retour sur l’île d’émeraude, toujours en quête d’images. Je pars du principe largement accepté que n’importe quel sujet est photogénique de nature. Une décharge publique, un artisan au travail, un banquet de mariage peu m’importe. La recherche du moment est toujours la même, inaccessible, intense. La vie est une pièce de théâtre, la remettre en scène artificiellement ne m’intéresse pas. Pour être tout a fait honnête je ne m’en sens pas capable, ce qui explique sans doute en partie ce manque d’intérêt. Un jour qui sait…
Malgré des lacunes techniques qui continuent de me coller aux basques je m’efforce à poursuivre sur cette voie. Se remettre en question après chaque déclenchement, parvenir à véhiculer des émotions, cultiver en permanence cette empathie avec le réel, continuer d’observer le monde avec des yeux d’enfant. C’est ce qui m’intéresse dans la photo. Les possibilités sont infinies. Cette flamme n’est pas prête de s’éteindre.
Si ma démarche vous intéresse et que vous recherchez un photographe pour une occasion particulière ou pour défendre un projet ou une association n’hésitez pas à me contacter! Tout peut potentiellement m’intéresser et je me ferai un plaisir de vous répondre!
Je vous laisse avec les mots d’une amie globe-trotteuse qui résume assez bien ce à quoi j’aspire, comme photographe mais avant tout comme être humain.
May all beings be happy.
Nicolas
Au détour d’un chemin, il y a l’autre. Cet inconnu d’abord, que l’on ose à peine regarder, encore moins approcher. Et puis, si l’on s’arrête un instant, pour essayer de capter ce regard, de comprendre ce que cache ce sourire, ou ces larmes, on devient un peu plus humain. Parce qu’à quoi nous servirait-il de vivre quelques dizaines d’années sur cette planète si l’on n’essayait pas de comprendre un peu mieux une poignée de ces six milliards d’êtres humains qui partagent notre couche d’ozone?
En ce début de millénaire il est parfois difficile de s’arrêter prendre le temps, souvent impossible de se libérer de ses craintes pour aller vers l’autre. Le voyage est sans aucun doute l’une des clés vers un peu plus d’humanité, un peu plus de partage, un peu plus d’amour.
Libérés de nos contraintes d’hommes ou de femmes de société, libérés des montres et calendriers, outils que nous avons créés pour capturer ce qui par essence même n’est pas capturable sauf, peut-être, et seulement peut-être, par la photographie. Le voyage nous désarme, nous plonge vers l’inconnu, nous déstabilise et peut-être, parfois, nous met a nu. Et c’est ainsi, dénudés de nos a prioris, innocents, que l’on avance le mieux vers l’autre. Ce n’est plus le cerveau mais le coeur qui nous fait avancer, nous diriger vers ce et ceux qui nous faisaient peur auparavant. Le voyage nous dénude matérielement bien sur, nous fait revenir a l’essentiel, aux valeurs humaines trop souvent oubliées. Il nous rapproche aussi de la nature, de la notre, et nous fait comprendre que nous faisons partie de cette goute d’eau, de ce brin d’herbe, de ce lama, de ce caillou.
Oui, c’est certain, le voyage est un luxe réservé aux nantis. (…) Le luxe, c’est d’avoir le choix, d’avoir des options, de pouvoir rêver. Ne pas suivre ses rêves c’est du gâchis, de la suffisance. C’est croire que rêver est accessible à tous et non la chance de celui qui est né au bon moment, au bon endroit. En etant conscient de cette chance on peut essayer d’en faire quelque chose de profitable, un peu, pour nous tous. Notre chance, c’est aussi de pouvoir aller à la rencontre de ceux qui ne l’ont pas, d’échanger l’un pour l’autre un bout du monde, de s’enrichir mutuellement.
Au détour d’un chemin il y a les yeux de l’autre, dans lesquels je comprends un peu mieux ce monde que nous partageons.
Texte de Mlle Lilie G.