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Nicolas Curri | Photoblog, etc.
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Le samedi d’après

Après des dernières semaines passées au téléphone, en réunion ou à courir aux 4 coins de la ville pour trouver une scène, signer des artistes ou chasser des sponsors, la vie à repris son cours normal à Ayacucho.  Pour quelqu’un dont l’évènementiel n’est vraiment pas la tasse de thé, organiser ce Telethon sur la place des Armes a été une expérience particulièrement contrastée.

Au final, on l’a fait. Quelques accros mineurs mais inévitables, une météo clémente malgré une saison des pluies précoce et à la fin de la journée, 18000 soles sur le compte de la nouvelle construction  et le sentiment collectif d’avoir été au bout des choses.  D’avoir réussi à organiser avec une équipe de volontaires aussi impliqués qu’inexpérimenté un évènement d’une telle ampleur.  D’autres chantiers nous attendent dans les prochains mois, mais la semaine qui a suivi le concert était placée sous le signe de la décompression.  Pour ce faire, rien de tel qu’un petit pique-nique improvisé avec les 2 Marias et Eberson au parc d’Alameda.  Quelques sandwiches, un ballon de plage et des tonnes de sourires.  Rien de tel pour faire retomber la pression.

Alemada
Catherine et Eberson
Maria-Jesus et Julie

Maria-Antonietta et Céline
Julie et Maria-Jesus
Buena Vista Alegre


From Ayacucho, with love

Nicolas

 

PS:  Plus de 2 ans après mon retour de voyage,  je suis en train de bosser sur un livre qui sera auto édité en ligne.  Il reprendra une sélection de photos et pas mal de textes repris de ce blog.  Je vous tiens au courant!

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Le handicap et moi

Avant de poser mon sac pour la première fois à Ayacucho, il y a 3 ans de cela, je n’avais que très rarement été confronté au handicap.  Je dois bien admettre que, la plupart du temps, j’évitais de croiser le regard de ces personnes considérées comme “différentes”. Les campagnes de sensibilisation avaient beau mettre en avant une égalité légitime, elles n’avaient pour ainsi dire aucun impact sur mon comportement. Cela me fait mal de l’avouer. Je ne me crois pas plus intolérant que la moyenne de l’humanité mais le fait est que, inconsciemment, je ne pouvais m’empêcher de porter sur ces personnes un regard mélangeant maladroitement pitié et curiosité malsaine.  En occident, la différence fait baisser les yeux, au Pérou on la pointe du doigt.  Différents symptômes, la même peur.

La première fois que j’ai mis les pieds dans la chambre des niños especiales, je me suis senti autant dans mon élément que lorsque je suis rentré dans un magasin de lingerie pour la première fois. Des cris, des pleurs, des odeurs suspectes. J’avais juste envie de prendre mes jambes à mon cou et de ne plus être confronté à cette réalité si dérangeante. Je me suis accroché, un peu contraint et forcé, mais un mois était loin d’être suffisant que pour opérer un changement en profondeur.   Cela fera bientôt un an que je suis de retour à la Casa Hogar,  et ce n’est que très récemment que je me suis rendu compte que ma manière de percevoir le handicap avait évolué.  Quand je passe en fin de journée pour discuter un peu avec Eberson, pour faire un gros bisou sur le front de Nilda ou un calin à Maria-Antonietta, ce ne sont pas des enfants handicapés que j’ai en face de moi. Juste des enfants, avec leur caractère, la folie et l’innocence propre à leur âge.  Les pleurs ont fait place aux rires, la peur à l’amour.  Un amour pur et inconditionnel comme je souhaite à quiconque d’avoir l’opportunité de le ressentir un jour.

Quand je martèle à qui veut bien m’écouter qu’Ayacucho m’a apporté bien plus que ce que je ne l’avais espéré au départ, cela en fait partie.  Je sais bien que tôt ou tard je partirai.  L’appel de la route finira bien par me rattraper.  D’un départ éventuel, je ne veux pourtant pas y penser, tant je sais que je le vivrai comme un déchirement.  Mais en séchant mes larmes je leur dirai merci, du plus profond de mon âme, pour avoir sans s’en rendre complètement chamboulé ma vision du monde. Pour m’avoir rapproché un tant soit peu de cet idéal humain auquel j’aspire.  Je compte bien profiter de chaque minute passé à leur côté pour essayer de leur rendre en amour ce qu’ils m’ont apporté en tolérance.  Plus jamais je ne baisserai les yeux.

 

From Ayacucho, with Love

Nicolas

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De mon cuarto…

Quarto

… les Andes me saluent chaque matin.

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Les Salinas

Voilà ce qui arrive quand on retarde l’écriture d’un billet indéfiniment.  Il ne me reste que des brides de souvenirs de mes 2 journées passées dans les Salinas.  A plus de 4300m d’altitude et à 2h d’Arequipa, cette réserve naturelle est l’un des joyaux cachés du Pérou.  Difficile d’accès quand on ne connait pas la capacité des péruviens à compliquer spontanément les indications directionnelles, les Salinas n’ont au final pas grand chose à envier a leur grand frère bolivien, si ce n’est la superficie.  Le même silence, la même blancheur immaculée, le même vent glacial qui vous paralyse.

Je voulais passer la nuit sur place mais équipé comme un boy-scout de pacotille, je n’avais ni sac de couchage ni quoi que ce soit pour me tenir chaud.  Heureusement que 2 charmantes étudiantes en charge du poste de contrôle de la réserve ont eu pitié de moi et m’ont offert de quoi tenir la nuit!  Après avoir passé la journée à errer dans le désert à photographier en gros plan des mottes de sel et l’avoir terminée par une partie de volley les mains gelées, c’est emmitouflé dans 6 couvertures que je me suis effondré sur les coups de 18h30.

Au final, ces 2 journées m’auront offert une grosse bouffée d’oxygène avant de reprendre la route d’Ayacucho.  Comme quoi, sortir du pays pour faire renouveler son visa n’a pas que des inconvénients!

A très vite pour de nouveaux récits en provenance de la ville des morts!

Besosssssssssssssssssss

Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas

Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas

Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas
Las Salinas


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Arequipa

Après avoir fait tamponner mon passeport et respirer l’air chilien pendant une grosse vingtaine de minutes me voilà de retour en terre péruvienne.  Direction Arequipa! Considérée comme l’une des plus belle ville du pays, je me devais d’y passer un peu de temps pour pouvoir me faire ma propre opinion. Avec ses grandes bâtisses coloniales et sa cathédrale démesurée que domine une chaine de volcans d’apparence paisible, celle que l’on surnomme “la ville blanche” a de quoi impressionner. Arrivé sur place à 22h après plus de 36h de voyage, il m’aura fallu un peu de temps pour que ce sentiment de démesure fasse finalement place à des impressions plus subtiles. C’est en déambulant au hasard des rues que j’ai fini par apprécier cette ville au combien apprêtée. De cours intérieures à l’abri des regards en jardins soignés, Arequipa a beaucoup à offrir à celui qui prend la peine de lui accorder un peu de temps. N’y ayant passé que quelques jours, je me garderai donc de porter un jugement hâtif même si, j’en suis persuadé,  Arequipa la belle ne remplacera jamais Ayacucho et son charme provincial.

En route
Arequipa
Arequipa
Arequipa

Arequipa
Arequipa - Mirador de Sachaca
Arequipa
Arequipa

Arequipa - Mirador de Sachaca
Arequipa
Arequipa
Arequipa

Arequipa
Arequipa
Arequipa

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Rendez-vous prochainement pour un compte rendu de mes 2 journées passées dans la réserve naturelle des Salinas!

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From Ayacucho, with love

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Nico

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