Le vent nous portera
Dublin. Même boîte, même job,même bus pour m’y emmener tous les matins. On me félicite d’avoir anticiper la récession en prenant une année sabbatique au lieu de tout simplement démissionner. Avoir une rentrée d’argent n’est pas un luxe dont j’aurais pu facilement me passer par les temps qui courent, cela tombe sous le sens. Revenir à la case départ me laisse cependant un arrière gout que je n’aurais sans doute pas ressenti si j’avais du recommencer de zéro, ici ou ailleurs. Une ellipse, une parenthèse. Je ne suis pas tombé dans le piège de me dire “tiens, il y a un an tu faisais ceci ou cela” mais force est de constater que mon quotidien n’est pas aussi excitant que lorsque je partais sac au dos à la recherche d’un bus à 4h du matin dans les rues de Leh… entouré de chiens enragés! Ce choix je l’assume néanmoins, même si il s’en est fallu de peu que je suive une tout autre route. Ce n’est que très tard que j’ai arrêté ma décision, bien aidé par un coup de pouce du destin. De ces rencontres qui peuvent vous chambouler une vie. En filigrane d’innombrables projets à creuser et de rêves à concrétiser.


Commentaires récents