290 secondes

Étrange sentiment qui accompagne la fin d’un projet. Le plaisir de pouvoir finalement partager son travail côtoie une certaine mélancolie, d’autant plus prévisible compte tenu des circonstances.

J’ai mis beaucoup de moi dans cette vidéo, comme à chaque fois. Beaucoup de temps, aussi. 18000 images compressées, compilées, éditées et triturées durant de nombreuses heures. Comme un au revoir à cette ville qui m’a beaucoup donné et, malgré la chute, beaucoup appris.

Contrairement à ce que certains ont pu penser, ce projet n’est en rien une tentative de récupération ou une attaque personnelle. Un appel à la raison, tout au plus.

Merci de l’avoir partagé tant et plus et merci pour vos messages. Je sais qu’elle ravive des souvenirs à beaucoup d’entre vous et, d’une certaine manière, je l’ai faite aussi pour vous.

Cuidense

La page se tourne

Voilà maintenant 2 semaines que je suis de retour en Belgique, pour une durée indéterminée. D’ici peu, j’expliquerai les raisons derrières mon départ d’Ayacucho. Il me faut dans un premier temps prendre du recul, pour pouvoir analyser sereinement le fil de ces 2 derniers mois. Cela prendra du temps. Un nouveau départ pour de nouveaux … Lire la suite

Tour d’Europe

Petit tour d’Europe en image. Des toits de Paris à la côte irlandaise en passant par les rues de Nantes, un résumé de ces 2 mois d’hiver passé sur le vieux continents, 2 ans après l’avoir quitté pour les hauts plateaux péruvien. Noyé sous la neige et une montagne de bonne bouffe, le tout accompagné de retrouvailles aussi furtives que chaleureuses, ce court séjour a été revigorant à plus d’un titre. Merci à tous ceux que j’ai eu la chance de revoir, merci de m’avoir une nouvelle fois prouver que les kilomètres n’entraveront jamais les liens qui nous lient.

A très vite pour le reportage sur la semaine sainte et d’autres surprises!

From Ayacucho, with Love

Nicolas

Le temps suspendu

Outre les tentatives de captures de la Voie lactée présentées il y a quelques jours, ce weekend à Vishingo a également été l’occasion pour moi de tester une technique de capture d’image qui, à travers de nombreuses vidéos présentées sur les sites de partages, excite ma curiosité depuis quelque temps déjà.

Cette technique, appelé « Timelapse », consiste à prendre à intervalles réguliers des images avec un appareil photo, pour ensuite les assembler en une vidéo qui, par définition, compresse le temps d’exposition. Dans l’exemple que je vous présente aujourd’hui, la première séquence, avec l’Eglise de Vilcashuaman, est constituée de 200 photos prises à 3 secondes d’intervalle.

Comme la vidéo est reproduite en 24 images par seconde, cela signifie qu’il m’a fallu 10 minutes de prises de vue pour reproduire les 8 secondes que durent la séquence.Le temps ainsi compressé s’accélère, donne vie à ces nuages d’apparence paisible et agite ces touristes prenant le soleil.

La prochaine étape est de réaliser, en utilisant la même technique, une vidéo présentant la ville d’Ayacucho. J’espère pouvoir vous la présenter dans les prochains mois!

From Ayacucho, with love

Notre Voie

A l’occasion d’un weekend dans le charmant village de Vishongo, à 3h de combi d’Ayacucho, je me suis lancé dans un exercice de style qui me fascine autant qu’il m’intimide. Avant de poursuivre les publications de mon retour éclair en Europe, je vous propose donc un peu d’évasion extra-terrestre, avec cette première tentative de capture … Lire la suite

Retour aux Sources

Pour lancer la nouvelle version de ce site qui vient de fêter ces 5 ans d’existence, je vous invite à la rencontre de la ville qui m’a vu grandir: Péruwelz. Cette petite bourgade frontalière de 17000 âmes, cela fait plus de 18 ans que je l’ai quittée. Dans un premier temps pour faire mes études à Liège, avant de m’exiler en Irlande 7 années durant et de tracer ma route jusqu’à Ayacucho, au cœur des Andes péruviennes.

De prime abord, elle n’a rien de très photogénique, cette petite ville de province. Qui plus est sous un ciel plombé qui ne la que trop rarement quitté en ces longs mois d’hiver. Un nuancier de gris qui se conjugue à l’infini sur des mornes plaines, qui attendent désespérément le retour du printemps. Seule la piscine communale à ciel ouvert, une aberration quand on connait les caprices de la météo belge, vient mettre un peu de couleur dans la grisaille ambiante.

Sous une neige omniprésente, une statue dépolie, un château d’eau, l’orée d’un bois ou un canal sur le point de se pendre peuvent dégager un certain charme. Pour peu que l’on prenne le temps de les regarder, de les contempler, au sens propre du terme.

Péruwelz est loin d’être la ville la plus photogénique du monde, mais pour y avoir passé les 18 premières années de ma vie, je me devais de la capturer, humblement. Un retour aux sources, en quelque sorte.

From Ayacucho, with Love

Nicolas